


Imaginez votre voyage, explorez de nouveaux horizons
Des destinations inspirantes
POUR EXPLORER LE MONDE à la voile
Vous rêvez de naviguer vers de nouveaux horizons, mais vous ne savez pas encore par où commencer ? Commencez à imaginer votre voyage en explorant des destinations accessibles et fascinantes. Des îles paradisiaques aux côtes sauvages, chaque escale est une source d’inspiration pour votre futur projet de navigation. Avec nos voiliers pensés pour le voyage et l'aventure, naviguez en toute sérénité et vivez l’expérience du large à votre rythme.
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Iles Féroé : Escapade Sauvage au Cœur de l’Atlantique Nord
Iles Féroé : Escapade Sauvage au Cœur de l’Atlantique Nord
Une Situation Unique et un Paysage Envoûtant
Les Îles Féroé, un archipel de 18 îles volcaniques, se situent entre l’Islande et la Norvège, au nord du Royaume-Uni. Administrées par le Danemark, elles couvrent une superficie de 1 400 km² pour environ 54 000 habitants. Les îles, battues par les vents de l’Atlantique, sont célèbres pour leurs falaises vertigineuses, leurs prairies verdoyantes et leurs fjords profonds, parfaits pour les mouillages en voilier. Les vues panoramiques depuis la mer dévoilent des sommets escarpés se jetant dans l’océan et des cascades spectaculaires.

Une Destination Culturelle et Naturelle Authentique
La langue locale, le féroïen, reflète les traditions nordiques, tandis que le danois est également parlé. À terre, découvrez une culture riche en légendes vikings et en musique traditionnelle. Les spécialités culinaires incluent l’agneau fumé et le poisson séché, des saveurs uniques à savourer après une journée de navigation. Pour les amateurs de randonnée, les sentiers de montagne offrent des vues imprenables, tandis que les photographes seront ravis par les lumières changeantes sur les paysages.

Les Meilleurs Mouillages
Un dériveur intégral est parfait pour explorer les fjords peu profonds des Féroé. Parmi les mouillages recommandés, le fjord de Kaldbaksfjørður offre une protection optimale contre les vents. Le port naturel de Gjógv, bien abrité, permet une immersion dans la nature environnante avec ses ravins sculptés. Enfin, le village de Vestmanna est idéal pour explorer les célèbres falaises voisines, où des balades en kayak permettent de découvrir des grottes marines secrètes. Pour le ravitaillement, le port de Tórshavn, la capitale, propose toutes les commodités nécessaires.

Une Météo Capricieuse, mais Généreuse pour les Navigateurs Prudents
Le climat océanique des Féroé est marqué par des températures douces toute l’année (3 à 12 °C), mais également par des vents fréquents et des précipitations. La meilleure période pour naviguer s’étend de mai à septembre, lorsque les jours sont longs et les conditions météorologiques plus stables. Les vents dominants d’ouest et de sud-ouest favorisent les trajets entre l’Écosse, l’Islande et les Féroé. Les explorateurs auront également la chance d’observer des arcs-en-ciel fréquents à travers les embruns.
Faune, Flore et Points de Navigation Stratégiques
L’archipel est une escale parfaite sur la route entre l’Islande et la Norvège.
Les oiseaux marins, notamment les macareux, abondent sur les falaises, tandis que les eaux regorgent de poissons et, parfois, de baleines.
Les amateurs d’ornithologie pourront observer des colonies impressionnantes d’oiseaux de mer, notamment lors de balades sur les îles inhabitées. L’hivernage est possible à Tórshavn, grâce aux infrastructures modernes et à la communauté maritime accueillante.

Cartes Marines Recommandées
Pour naviguer aux îles Féroé, il est essentiel d'avoir des cartes marines précises et adaptées à la région. Voici les principales références des cartes marines couvrant l'archipel :
Cartes papier de l'Amirauté britannique (UKHO) :
- BA 3314 : Approaches to the Faroe Islands (Approches générales de l'archipel).
- BA 3315 : Streymoy, Eysturoy and Southern Islands (Cartes détaillées des îles principales comme Streymoy, Eysturoy, Sandoy).
- BA 3316 : Northern Islands (Îles du Nord comme Kalsoy, Kunoy et Viðoy).
Cartes électroniques :
- Navionics : Les cartes électroniques Navionics couvrent les Féroé avec des mises à jour régulières. Elles sont disponibles pour les traceurs GPS ou sur l'application mobile Navionics Boating.
- C-MAP : Une autre excellente option pour une navigation précise en haute latitude. Les détails des ports, fjords et mouillages sont particulièrement bien représentés.
Cartes marines danoises (KMS - Kort & Matrikelstyrelsen) :
Les cartes produites par les autorités danoises sont également très fiables. On peut citer :
- KMS 120-121 : Couverture des principales îles et approches.
Guides nautiques complémentaires :
- Imray Pilot Guide - Faroe, Iceland and Greenland : Ce guide propose des informations détaillées sur les mouillages, ports et courants locaux, indispensable pour préparer votre croisière.
Un voilier en aluminium dériveur intégral, avec son faible tirant d’eau et sa robustesse face aux conditions difficiles, est idéal pour explorer les Féroé. Le roof panoramique d'un Garcia offrira une vue imprenable sur ces paysages grandioses, même lorsque le temps se gâte. Offrez-vous une aventure unique dans ce paradis sauvage, loin des routes habituelles.
Grand Large Yachting World Odyssey 500 – Les Marquises, un archipel au goût de paradis
Grand Large Yachting World Odyssey 500 – Les Marquises, un archipel au goût de paradis
Un archipel aux paysages riches et diversifiés
Nuku Hiva, Ua Pou, Ha Huka, Tawata, Fatu Hiva, Moho Tani… les noms de îles Marquises sonnent à l’oreille comme une douce mélopée. Et pourtant, cet archipel polynésien composé de 12 îles seulement, dont 6 sont habitées, exprime une certaine rudesse. Ses paysages sauvages, ses reliefs élevés dépassant souvent les 1000 mètres d’altitude, ses falaises abruptes, ou encore sa frange littorale marquée par l’absence de lagon. Tout aux Marquises indique que la nature est reine.
Ce constat est encore plus vrai, s’agissant de la biodiversité marine phénoménale de l’archipel, dont l’essor a été favorisé par isolement géographique des Marquises. Raies manta, raies aigles, requins, carangues, thons, dauphins, espadons… la faune marine est ici incroyablement riche. Les équipages du rallye qui ont pu faire l’expérience de la nage au milieu des raies manta aux abords de l’île de Tahuata ne démentiront certainement pas ces propos.
Cette flamboyance de la nature va parfaitement de pair avec le développement d’une culture riche et ancestrale, naturellement tournée vers la mer, laquelle est très présente sur ce que les Marquisiens nomment “Terre des Hommes”.

Peuplement et colonisation
Les Marquises sont peuplées depuis environ 2000 ans par des colons arrivés progressivement depuis la Mélanésie et la partie ouest du Pacifique. Longtemps, on a cru que ces habitants venaient des côtes d’Amérique du Sud : c’est ce que cherchait à prouver, en 1948, l’expédition du Kon Tiki, menée par le Norvégien Thor Heyerdhal. Mais depuis, la science a clairement démontré l’origine asiatique de ces populations. Elles venaient progressivement de l’ouest à bord de grandes pirogues capables de naviguer contre vents et courants dominants. Or il était facile pour ces explorateurs du néolithique, en cas d’échec dans leurs tentatives d’exploration, de faire demi-tour, poussés par l’alizé. Emportant avec elles vivres et animaux de manière à supporter la durée d’une traversée vers l’inconnu, ces tribus d’Asie du Sud-Est forment aujourd’hui l’origine des populations polynésiennes.
Les îles Marquises sont situées loin des routes maritimes et ne furent connues des occidentaux qu’en 1585, par le navigateur espagnol Alvaoro de Mendaña. Visité par James Cook lors de sa deuxième expédition en 1774, l’archipel reste vierge de toute souveraineté jusqu’en 1842, année de son rattachement à la France par le contre-amiral Abel Dupetit-Thouars. Alors débarquèrent en nombre marins, marchands, militaires et missionnaires, mais aussi des bagnards et autres réprouvés ou déportés. Les Marquises comptaient au XVIIIe siècle une population qui approchait les 100 000 personnes, d’après le récit sommaire du Capitaine Cook, et qui a failli totalement disparaître en un siècle, sous l’effet des épidémies, de l’alcool et de l’opium apportés sur les îles par les colons Occidentaux et Nord-Américains. Cette perte de population menace l’archipel dans son entier, au point qu’il ne comptait plus qu’environ 2 000 habitants à la fin du XIXe siècle.
Une forte assise légendaire
L’archipel a en commun une légende fondatrice voulant que les six îles habitées forment à la surface des eaux le dessin d’une maison posée sur l’immensité océane : cette conception a pris pour nom la “Maison du créateur”. Les Marquises forment ainsi selon cette tradition insulaire un ensemble cohérent, à l’identité forte : la “Terre des hommes”.
Cette assise légendaire tenace joue le rôle d’un rite unificateur, qui n’empêche pas un passé d’affrontements entre peuplades des vallées voisines. Exubérance des paysages, mais aussi sculpture, art de vivre, traditions, contes et légendes tout concourt à faire des Marquises un territoire de haute valeur culturelle et émotionnelle. Car ces légendes où le chant de l’oiseau, la lumière du jour naissant, les feuilles de palme et les falaises volcaniques défiant l’océan, sont le socle d’une magnifique culture et contribuent à former l’identité profonde de l’archipel.
Notons l’importance des statues Tiki, figure centrale présente partout sur l’archipel : le Tiki, ou “Premier homme” du monde polynésien, est un ancêtre déifié qui n’est pas pour autant un dieu. L’art des Tiki est donc pour les Marquisiens un véritable manifeste culturel ainsi qu’un support de mémoire. Hiva Oa se distingue de ses voisines par la richesse de ses différents sites archéologiques. Elle accueille notamment «Takaii» qui, haut de 2,60 m, est le plus grand Tiki de Polynésie française. Cette statue de tuf rouge à la face souriante symbolise équilibre, force et beauté. De nombreux sites pétroglyphes et autres structures lithiques — qui sont le plus souvent les soubassements d’anciennes bâtisses communautaires — se trouvent également sur cette île.
Pâques à Nuku Hiva
C’est à Nuku Hiva, centre administratif situé au nord de l’archipel, que la plupart des participants au rallye ont abordé les Marquises. Nuku Hiva est la plus grande de ces îles, et également la plus peuplée (environ le tiers de la population totale de l’archipel qui dépasse de peu les 9 000 personnes).
Or les cérémonies liées aux fêtes de Pâques, très suivies par les habitants, ont été l’occasion pour les équipages du Grand Large Yachting World Odyssey 500 de suivre une messe célébrée en Marquisien, et de partager un repas traditionnel fait de chèvre au lait de coco et de fruits. Cette découverte de la culture par le biais religieux, n’a pas empêché les marins de faire une plaisante randonnée dans les somptueux paysages de Nuku Hiva, à la fois spectaculaires et préservés.
Des visiteurs de prestige, tombés amoureux des Marquises
Arrivé aux Marquises en juin 1842, l’écrivain américain Herman Melville a à peine vingt-trois ans quand il débarque sur l’île de Nuku Hiva. Il ne fait alors rien d’autre que déserter le navire baleinier à bord duquel il a embarqué deux ans auparavant. Le capitaine de ce navire tyrannise tout l’équipage — il inspirera pour partie le terrible Achab du roman Moby Dick. La tribu des Taïpi, dont la réputation de cannibalisme semblait alors plutôt avérée, lui ont réservé un accueil chaleureux. Melville reprit la mer quelques semaines plus tard. Il n’en a pas fini avec sa vie d’aventures et de navigations, et publiera en 1846 sous le titre “Taïpi”, le récit de son passage aux Marquises.
L’écrivain écossais Robert-Louis Stevenson, de passage sur ces îles en 1888, plus de quarante ans après Melville, décrit quant à lui un paradis menacé, dont le peuple est découragé et dont les lieux sacrés sont foulés. Un archipel en péril, dans lequel le fossé culturel entre habitants, d’une part, et missionnaires et colonisateurs, d’autre part, est source d’incessants conflits. Comme tout navigateur qui touche ces terres, Stevenson est néanmoins subjugué par la beauté et l’atmosphère des îles Marquises.
Il faut dire que l’arrivée en bateau sur les Marquises est un choc : ces odeurs, ces montagnes, ces gens qui vous accueillent avec bienveillance, ces sculptures Tiki omniprésentes, démontrent, selon plusieurs témoignages des équipages du Grand Large Yachting World Odyssey 500, une véritable capacité d’attraction.
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Hiva Oa, l’île aux Tiki chère à Paul Gauguin et à Jacques Brel
Le peintre Paul Gauguin, venu vivre sur les Marquises entre septembre 1901 et sa mort en août 1903, a contribué à sa manière à la survivance des traditions marquisiennes, en représentant des Tiki dans plusieurs de ses tableaux. Installé sur Hiva Oa avec la vahiné Vaeho, il a choisi l’archipel comme terre d’inspiration, comme Stevenson avant lui. Ses sujets aux couleurs chatoyantes et aux formes sensuelles laissent une trace visible dans l’histoire de l’art et dans l’identité de l’archipel. La célèbre tombe de tuf rouge du peintre français, sur l’île d’Hiva Oa, fait évidemment partie des lieux incontournables de l’archipel.

Après Paul Gauguin, l’île de Hiva Oa a compté avec Jacques Brel un autre hôte de marque venu d’Europe pour s’isoler du monde et finalement y terminer sa vie. Naviguant en double sur son voilier avec sa compagne depuis Anvers, Jacques Brel annonce peu de temps après son arrivée en 1975, au terme d’une grande croisière de huit mois : « finalement nous restons ici. Le pays est beau, les habitants agréables, et Dieu merci, ils ne me connaissent pas ! ».
Sa perception des îles transparaît dans une chanson emblématique, “Les Marquises”. L’immense respect des Marquisiens pour l’océan, exprimé dans la chanson, n’est-il pas un manifeste susceptible de convenir aux équipages du Grand Large Yachting World Odyssey 500 ?
Naviguer d’île en île, en toute sérénité
Rappelons que la formule de ce rallye autour du monde permet aux équipages une forte latitude dans le choix de leur itinéraire. Ainsi, ils sont libres de privilégier certaines escales et de faire l’impasse sur d’autres. Ils bénéficient dans tous les cas de la sécurité liée à la présence de leurs compagnons navigateurs. Le tout, sous la surveillance discrète de l’organisation qui, au moyen d’outils de localisation et de communication efficaces, sait en permanence où se situe chaque voilier.
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Ces éléments rassurants permettent à chaque équipage une certaine sérénité dans son programme. Ce qui est vrai pour les grandes traversées l’est aussi au niveau des étapes et chacun a pu choisir selon ses envies, sur quelle île débarquer, où passer un peu de temps et comment profiter de la visite et de l’accueil des habitants.
Cette sérénité est propre à tous les participants du Grand Large Yachting World Odyssey 500. Ces derniers forment une communauté de passionnés de grande croisière, qui ont entrepris un tour du monde de trois ans au cours duquel ils font l’expérience d’une totale liberté, tout en se sachant environnés d’amis chaque jour plus fidèles.
En attendant, les équipages ont pris part au programme de visites et de festivités, comprenant un brunch marquisien au bord d’une piscine, et admiré un spectacle de danses traditionnelles. Tous avaient visité auparavant le musée Gauguin et rendu hommage aux tombeaux du peintre français et du chanteur belge.
L’océan, espace d’une infinie liberté
Toujours est-il que, après plusieurs semaines passées sur les îles Marquises, au contact d’un environnement culturel très présent, les équipages ont depuis repris la mer en direction de Tahiti. Pour certains d’entre eux, cette traversée compte une escale dans les atolls perdus des îles Palliser qui dépendent de l’archipel des Tuamotu. Là, de Rangiroa à Fakarava, ils ont tout le loisir de renouer avec des plaisirs nautiques telle la plongée sur les coraux, la nage en compagnie des requins pointes noires ou le farniente sur la plage arrière de leur dériveur intégral !
Nous retrouverons les équipages du Grand Large Yachting World Odyssey 500 une fois qu’ils auront jeté l’ancre dans les eaux tahitiennes. En attendant, n’hésitez pas à consulter leur position qui s’affiche sur le site du rallye.
Grand Large Yachting World Odyssey 500 – Découverte des Galápagos
Grand Large Yachting World Odyssey 500 – Découverte des Galápagos
Naviguant depuis quelques semaines seulement dans les eaux du Pacifique, les participants au Grand Large Yachting World Odyssey 500 pu découvrir les îles Galápagos, que les hispanophones nomment îles Enchantées, ou Las Encantadas.
Côté dériveurs intégraux en aluminium, le Garcia Exploration 52 Blue Way, a visité cet archipel. D’autres participants, avaient choisi de faire route directe sur les îles Gambier. La formule du Grand Large Yachting World Odyssey 500 permet en effet aux équipages participants de choisir leur itinéraire et certaines escales, tout en leur apportant la sécurité de l’organisation.

Les équipages ayant opté pour un arrêt aux Galápagos ont d’abord mis pied à terre sur l’île de San Cristobal qui abrite Puerto Boquerizo Moreno, capitale de cette province de l’Équateur. Certains ont ensuite débarqué à Puerto Villamil, au sud de l’Isla Isabela, la plus grande des iles de l’archipel. Puis ils ont visité l’Isla Santa Cruz à partir de son port de Puerto Isidro Ayora.
Les conditions réglementées d’accès aux îles Galápagos, dont certaines sont strictement interdites au débarquement de manière à préserver les écosystèmes limitent les possibilités d’excursion à terre.
Un site naturel aux caractéristiques uniques
“Un archipel de volcans éteints plutôt que d’îles, évoquant assez bien l’image que ce monde pourrait offrir après une conflagration punitive”. La description que fait l’écrivain nord-américain Herman Melville des Galápagos, issue de la nouvelle “Les Encantadas” parue en 1856, n’est guère engageante. L’auteur de Moby Dick décrit une réalité vécue, puisque, alors matelot sur un baleinier, il a fait escale aux Galápagos à deux reprises, en 1841 et en 1842. Et pourtant, les Galápagos, découvertes en 1535 par les Européens, n’ont cessé d’alimenter l’imaginaire des marins depuis Melville.
Situé au point de rencontre de trois plaques océaniques, l’archipel des “Islas de los Galápagos” est un point chaud, l’un de ces endroits du globe en perpétuelle activité tectonique et volcanique. Les dix-neuf îles qui le constituent sont d’ailleurs, géologiquement parlant, parmi les terres les plus jeunes de la planète. Elles affichent de ce fait un relief à la rudesse abrupte qui rend la plupart d’entre elles inhabitables, ou alors seulement sur d’étroites bandes littorales. Les côtes de ces îles sont quant à elles soumises à un courant froid, le courant de Humboldt, qui prend naissance le long de l’Antarctique et remonte jusqu’aux Galápagos après avoir longé les côtes chiliennes et péruviennes. Le climat de l’archipel est de nature désertique, à la fois aride et chaud, comparable selon la classification de Köppen à celui des déserts d’Australie. La chaleur moyenne y est importante, de l’ordre de 30°C pendant la saison chaude (de janvier à mai) et d’environ 20°C durant la saison froide (de juin à septembre). Cela génère une forte évaporation, supérieure au cumul des précipitations, alors qu’aucune rivière ne coule sur ces îles du fait du relief volcanique. Enfin, les régimes de vents sont marqués par leur inconstance si l’on en croit Melville :
“Nulle part le vent n’est aussi léger, aussi incertain, aussi trompeur de cent façons, aussi fertile en calmes plats déconcertants qu’aux Encantadas.”
Et pourtant, ces conditions rudes ont fait de l’archipel un site d’intérêt majeur pour quiconque s’intéresse aux sciences naturelles.
Un sanctuaire mondial de la biodiversité
Son climat, son relief et son isolement, peu favorables à l’implantation d’une population nombreuse, mais aussi ses eaux froides très poissonneuses, ont permis l’éclosion d’une biodiversité d’une richesse exceptionnelle. Cela n’échappa pas au naturaliste anglais Charles Darwin qui, en 1835, séjourna plus d’un mois aux Galápagos lors de son expédition de cinq années autour du monde à bord du HMS Beagle. Il y fit une fastueuse collecte d’oiseaux terrestres et marins, de coquillages, de poissons et autres reptiles, sans compter près de 200 espèces de plantes. Mais c’est en partie en identifiant un type de pinson capturé sur une des Galápagos que Darwin va fonder une théorie scientifique majeure. Car ce même pinson est également présent sur d’autres îles du même archipel, seulement distantes de quelques dizaines de milles. Or il affiche là des différences physiologiques nettes avec le premier. Darwin fera l’hypothèse que ces oiseaux, pourtant issus d’une même souche, avaient développé avec le temps des variations liées à des différences de milieu, de mode de vie et d’alimentation. La théorie de l’évolution par la sélection naturelle, ou radiation évolutive, était née. Une théorie évolutionniste encore d’actualité et à laquelle le naturaliste prête son nom : le darwinisme.
Au-delà de cette anecdote, des caractéristiques et une histoire intimement liées à l’essor d’une théorie scientifique majeure ont fait des Galápagos un lieu fondateur pour les sciences naturelles. Au point que l’archipel représente, toujours aujourd’hui, une terre emblématique pour tout ce qui touche à la biodiversité et à la préservation des espèces.
En 1978, les Galápagos devinrent le premier bien inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO, en tant que «musée vivant et vitrine de l’évolution d’une valeur universelle exceptionnelle». Enfin, depuis 1998, l’archipel abrite une réserve marine parmi les plus vastes au monde.
C’est dans un environnement, très protégé du tourisme de masse, que les équipages peuvent savourer le choix de naviguer en flottille organisée comme l’offre le Grand Large Yachting World Odyssey 500. En effet, toutes les autorisations, permis de visite et autres licences d’accès au Parc national ont été gérées en amont par l’organisation du rallye, laissant aux équipages les joies de la visite.
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Las Islas de los Galápagos, ou Îles des Tortues de mer
Les tortues géantes des Galápagos sont un emblème vivant de cet archipel. Il est logique que leur observation ait constitué des moments forts pour les équipages du Grand Large Yachting World Odyssey 500. Bien sûr, les équipages ont pu faire quelques expériences parfois surprenantes avec d’autres représentants de la classe animale présents sur les îles, et qui sont souvent des espèces endémiques. Citons ces otaries des Galápagos cherchant à monter à bord des voiliers par la plage arrière, ou tentant de s’installer dans une annexe. Citons également ces grands pélicans thage, pêcheurs d’anchois vivant en colonies sur des côtes rocheuses, pourvu qu’elles soient baignées par le courant de Humboldt. Ou encore les rares fous de Bassan à pieds bleus, dont les Galápagos concentrent plus de la moitié de la population totale.
Encore, n’avons-nous pas eu vent de la part des équipages, d’éventuelles rencontres avec les célèbres iguanes des Galápagos, que ça soit le marin ou le terrestre, ou avec les nombreuses espèces de requin qui croisent dans les eaux environnantes.



L’île principale Isabela compte à elle seule cinq sous-espèces, là où les îles plus petites ont permis le développement d’une seule d’entre-elles seulement. Les tortues géantes des Galápagos, décrites avec soin par Charles Darwin, étaient recherchées par les marins et pirates dès le XVIe pour la finesse de leur chair et les réserves de nourriture qu’elles représentaient à bord. Aujourd’hui heureusement protégées, elles constituent toujours un point d’attraction notoire, et certains des participants au Grand Large Yachting World Odyssey 500 n’ont pas résisté à tester le solide abri que constitue leur carapace.
Des retrouvailles conviviales
Là, le vendredi 25 mars, ils ont fait le point sur les différents besoins de chacun en carburant, avitaillement en vivres frais, ou encore passé en revue les démarches administratives nécessaires pour quitter les Galápagos et donc le territoire de l’Équateur. L’organisation a même assuré la livraison de pièces de rechange directement arrivées de France dans les bagages d’une représentante du chantier.


Une excursion équatorienne
L’excursion organisée à Santa Cruz le dimanche suivant a permis d’affirmer encore la cohésion et la bonne entente entre les équipages. Une excursion dans le Parc national, à la découverte de la flore et de la forêt équatoriale, mais aussi la visite de tunnels de lave ou encore celle d’une ferme d’élevage et de préservation des tortues, ont suscité beaucoup d’entrain de la part des participants. Il en a été de même de la découverte — gustative celle-là — de différents fruits du cru et de pains et de fromages locaux, assez proches de la mozzarella, qui ont constitué un excellent déjeuner pour les explorateurs du jour.




Chacun était conscient de sa chance d’avoir pu visiter les Galápagos dans ces conditions privilégiées. Il est vrai que cet archipel suscite aujourd’hui une activité touristique croissante, au point que cela représente une menace pour son environnement naturel unique. Notons d’autre part que toutes ces activités se déroulent dans un excellent état d’esprit, avec des équipages qui se connaissent de mieux en mieux et socialisent entre eux et avec les membres de l’organisation.
L’appel de la mer n’est jamais très loin
Le lundi, les choses sérieuses reprenaient le dessus, avec la préparation des bateaux en vue de la traversée vers les Marquises, à 4000 milles de là ! Après d’intenses préparatifs incluant le nettoyage des bateaux, le moment était venu de célébrer ce séjour par une soirée, prévue le mardi 29 mars, veille du grand départ.



Un événement préparé avec soin par l’organisation, avec spectacle de danses traditionnelles, dîner offert aux navigateurs et une cérémonie très attendue récompensant l’équipage auteur de la photo la plus originale du passage de l’Équateur.




Dès le lendemain matin, suivant ce faste moment de convivialité les équipages ont appareillé vers les Marquises.
Cet archipel de Polynésie française constitue une étape officielle du Grand Large Yachting World Odyssey 500, pour l’ensemble des équipages, Chacun des navigateurs a souhaité à ses pairs une bonne traversée tout en sachant qu’ils pourraient compter les uns sur les autres si besoin était.
Dès le lendemain matin, suivant ce faste moment de convivialité les équipages ont appareillé vers les Marquises. Cet archipel de Polynésie française constitue une étape officielle du Grand Large Yachting World Odyssey 500, pour l’ensemble des équipages, Chacun des navigateurs a souhaité à ses pairs une bonne traversée tout en sachant qu’ils pourraient compter les uns sur les autres si besoin était.
Sainte-Hélène : escale atypique en plein Atlantique Sud
Sainte-Hélène : escale atypique en plein Atlantique Sud
Située à 1000 milles de l’Angola et près de 1800 milles des côtes brésiliennes, l’île volcanique de Sainte-Hélène fait partie des 4 îles des territoires britanniques d’outremer, avec Ascension, Tristan da Cunha et Gough.
Découverte en 1502 par le navigateur galicien Joao de Nova, au service du Portugal, l’île sera ensuite hollandaise, avant d’être annexée par la Compagnie britanniques des Indes Orientales, puis cédée à la Couronne en 1834. Elle a toujours constitué une escale de choix pour les navires marchands, auxquels elle permettait de renouveler leur provision d’eau douce et de vivres frais, ce qui lui a valu le nom d’« Auberge de l’Océan »
En 1815 l’île avait déjà été prêtée au gouvernement britannique qui, se méfiant de Napoléon Bonaparte après les Cent-Jours, et voulant lui éviter de revenir en France, lui cherchait un lieu d’exil bien éloigné de l’Europe. L’île retirée de Sainte-Hélène dans l’hémisphère Sud était toute trouvée !
L’île, d’11,5 km nord-sud pour 13,5 km est-ouest, s’étend sur une surface de 91 km2. Elle culmine à 859 m au-dessus du niveau de la mer avec la Green Moutain. Bien que située en pleine zone humide intertropicale, elle est très sèche et possède un climat désertique doux. Jusqu’en 2018, le RMS St Helena reliait l’île (et ses voisines éloignées des territoires britanniques d’outremer) au Cap, en Afrique du Sud. Aujourd’hui, c’est par avion, au départ de Jobourg que l’on peut rejoindre l’île.

Escale bienvenue pour les circumnavigateurs entre l’Afrique du Sud et le Brésil, l’île n’offre cependant pas de port abrité. Mais la baie de Jamestown, protégée des vents du Sud-Ouest propose quelques bouées.
La houle résiduelle pouvant y être assez marquée, le débarquement par ses propres moyens en annexe est fortement déconseillé. D’où la présence d’un sympathique service de rade ! Et alors de son bateau, la vue sur les côtes volcaniques, hautes et arides est impressionnante et magnifique.


Que faire, une fois débarqué ? La visite de Longwood, la demeure où fut « retenu » Napoléon est évidemment incontournable ! Il aussi passer chez Ann’s Place qui fait office de Yacht Club à l’atmosphère plus tropicale que British. Le Consulate Hôtel propose aussi une collection de reliques Napoléoniennes et d’objets maritimes.
Enfin, un tour de l’île en voiture est indispensable, pour découvrir les trois types de paysages qui s’y côtoient : volcanique aride, luxuriant tropical et campagnard écossais.
Dauphins, mais aussi requins-baleines, raies mobula… dans les eaux cristalines de Sainte-Hélène, la faune marine jouit d’un terrain de jeu peu fréquenté par l’homme. En snorkling ou avec bouteilles, les plongeurs y trouveront un paradis, avec pas moins de 8 épaves facilement accessibles.